Un jour, un homme acheta une petite maison au bord d’un chemin.

Elle était jolie.

Elle avait un jardin, une grande pièce lumineuse et plusieurs fenêtres qui donnaient sur la campagne.

Pourtant, lorsqu’il s’installa, il ferma toutes les fenêtres.

Un voisin lui demanda :

— Pourquoi gardes-tu tout fermé ?

L’homme répondit :

— Parce que je veux être tranquille.

Quelques jours plus tard, une amie vint lui rendre visite.

— Tu devrais ouvrir les fenêtres. Il fait si beau dehors.

— Non, répondit-il. Si je les ouvre, le vent va entrer.

— Et alors ?

— Le vent peut faire tomber des choses.

L’amie haussa les épaules et repartit.

L’homme continua à vivre avec ses fenêtres fermées.

Un matin, il entendit des enfants rire dehors.

Il regarda à travers les volets.

Ils jouaient dans le jardin.

Il eut envie de sortir.

Mais il pensa :

« Et s’ils venaient trop près ? »

Alors il resta à l’intérieur.

Quelques mois plus tard, il rencontra un autre homme qui lui demanda :

— Pourquoi ne profites-tu pas de ton jardin ?

— Parce que je veux éviter les problèmes.

— Tu ne peux pas éviter tout ce qui peut arriver.

— Peut-être, mais au moins ici je suis en sécurité.

L’homme continua son chemin.

Les années passèrent.

La maison resta toujours propre.

Toujours calme.

Toujours protégée.

Mais elle devint de plus en plus sombre.

Un soir, une violente tempête éclata.

Le vent soufflait dehors.

L’homme s’attendait à ce que quelque chose arrive.

Mais lorsque la tempête fut terminée, il ouvrit les volets.

Un rayon de soleil entra.

Il regarda son jardin.

Des fleurs avaient poussé.

Des oiseaux étaient venus.

Il réalisa qu’il avait passé des années à protéger sa maison du vent…

sans voir qu’il l’avait aussi privée de soleil.

Le lendemain matin, il ouvrit une fenêtre.

Puis une deuxième.

L’air frais entra.

Il entendit les oiseaux.

Il sentit le parfum des fleurs.

Et il comprit quelque chose :

se protéger n’est pas la même chose que se fermer.

Il savait qu’il pourrait encore y avoir du vent.

De la pluie.

Des tempêtes.

Mais il savait aussi qu’il y aurait du soleil.

Des rencontres.

Des rires.

Et de beaux moments qu’il n’aurait jamais connus derrière des fenêtres toujours fermées.

 

Ce que cette histoire nous enseigne

Après certaines blessures, nous avons parfois besoin de nous protéger.

Nous fermons une porte.

Nous mettons une distance.

Nous devenons plus méfiants.

Et c’est parfois nécessaire.

Mais ce qui nous protège pendant un temps peut finir par nous enfermer si nous ne savons plus l’ouvrir.

À force d’avoir peur d’être déçu, nous pouvons éviter de nous attacher.

À force d’avoir peur d’échouer, nous pouvons ne plus essayer.

À force d’avoir peur d’être blessé, nous pouvons empêcher les autres de nous connaître réellement.

Se protéger n’est pas un problème.

Le problème commence lorsque la protection nous empêche aussi de vivre.

 

Et toi ?

Quelle fenêtre as-tu peut-être fermée après une expérience difficile ?

Une relation ?

Une opportunité ?

Une émotion ?

Une partie de toi ?

Et surtout…

est-ce que cette fenêtre a encore besoin de rester complètement fermée aujourd’hui ?

 

Petit exercice

Prends une feuille et écris :

« Je me protège de… »

Puis :

« Cette protection m’a permis de… »

Et enfin :

« Aujourd’hui, je pourrais peut-être m’autoriser à… »

Ne cherche pas à tout changer.

Choisis simplement une petite fenêtre à entrouvrir.

Cela peut être accepter une invitation, reprendre contact avec quelqu’un, essayer quelque chose de nouveau, exprimer ce que tu ressens ou simplement t’autoriser à faire confiance un peu plus.

 

Une histoire. Une réflexion. Une question pour soi.

Parce qu’il est parfois nécessaire de fermer une fenêtre pour se protéger d’une tempête.

Mais lorsque le soleil revient…

il faut aussi savoir laisser entrer la lumière. 

Naturosandy07

Accompagnement psycho-émotionnel • Développement personnel • Bien-être